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Qui est James ? Le jeune esclave illettré qui a fui la plantation ? Ou cet homme cultivé et plein d’humour qui se joue des Blancs ? Percival Everett transforme le personnage de Jim créé par Mark Twain, dans son roman Huckleberry Finn , en un héros inoubliable.
James prétend souvent ne rien savoir, ne rien comprendre ; en réalité, il maîtrise la langue et la pensée comme personne. Ce grand roman d’aventures, porté par les flots tourmentés du Mississippi, pose un regard incisif entièrement neuf sur la question du racisme. Mais James est surtout l’histoire déchirante d’un homme qui tente de choisir son destin.
Percival Everett nous propose une relecture du livre "Huckleberry Finn" de Marc Twain. L'histoire originale a pour personnage principal Huckleberry, jeune garçon de 13 ans orphelin, qui protège Jim et fera le choix de lui sauver la vie.
Dans le roman de Percival Everette, c'est l'inverse, Jim, esclave, est le personnage central et c'est lui qui protège le jeune garçon et fera le choix de le sauver.
Jim est intelligent et se joue des blancs en se faisant passer pour un pauvre noir sans aucune culture avec un parlé au fort accent qui omet les "r" et beaucoup de consonnes et à la syntaxe plus qu'approximative.
Il sait lire, écrire et philosopher grâce aux livres du juge, qu'il a dévoré en cachette. Il enseigne à sa fille et autres enfants esclaves comment se comporter avec les blancs pour qu'ils se sentent supérieurs et bien sûr à lire et écrire.
Il arrive à être libre dans sa tête, jusqu'à ce que sa propriétaire, miss Watson décide de le vendre. Il décide alors de s'échapper avec le projet de revenir avec de l'argent pour racheter sa femme et sa fille. Son plan est contrarié par l'arrivée de Huck, protégé de miss Watson, qui fugue pour échapper à son père alcoolique.
Ensemble ils vont tenter de rejoindre le nord en suivant le Mississipi , vont s'ensuivre de nombreuses aventures malheureuses pour la plupart.
Mon avis : J'ai aimé ce livre, même si j'ai du mal à croire qu'un esclave ait vraiment le temps de se cultiver seul grâce aux livres. Les blancs sont pris pour des imbéciles, du début à la fin, mais c'est quand même eux qui dominent.
J'ai trouvé la fin un peu bâclée, en deux pages au revoir tout le monde. James et sa famille méritaient plus.
Après la dernière page que sont-ils devenus ?
Pour le challenge de Bidib et Fondant Grignote, "des livres et des écrans en cuisine", j'ai relevé un extrait gourmand : Miss Watson a fait un pain de maïs selon la recette de Sadie, la femme de James, mais en lui apportant des modifications, la recette d'un esclave a forcément besoin d'être améliorée : Résultat, le gâteau est immangeable !
Le pain de maïs était emballé dans une fine serviette et je devais sans cesse changer de main pour ne pas me brûler. J'envisageai de mordre dedans car j'avais faim, mais je voulais que Sadie et Elisabeth soient les premières à le goûter. Quand je franchis le seuil, Lizzie accourut en reniflant comme un chien.
"C'est quoi, cette odeur ? demanda-t-elle.
-J'imagine que c'est ce pain de maïs, dis-je. Miss Watson a utilisé la recette spéciale de ta maman et c'est vrai que ça sent rudement bon. Elle m'a quand même informé qu'elle y avait apporté quelques modifications...
Sadie en coupa une lamelle et le goûta.
- "Franchement, cette femme a un talent pour rater ce qu'elle cuisine."
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