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Une ribambelle d'histoires

Une ribambelle d'histoires

Photos, Normandie, Lectures, Cuisine


Le pianiste de la nouvelle-Orléans, Paul Couturier

Publié par Isabelle sur 24 Février 2019, 17:15pm

Catégories : #african american history challenge, #Petit bac d'Enna, #Lectures

Le pianiste de la nouvelle-Orléans, Paul Couturier

Quatrième de couverture :

"New York, 1956. Dexter assiste aux funérailles de son père, le célèbre saxophoniste de jazz Lenny Williams. Pourquoi cet homme, qu'il admire malgré lui, lui a-t-il retiré son affection alors que Dexter n'avait que cinq ans ? Cette question le taraude depuis son enfance. Il veut connaître la vérité, aussi terrible soit-elle... Au fil de la quête de Dexter, c'est tout l'univers du jazz qui est restitué, depuis son berceau à La Nouvelle-Orléans jusqu'à son explosion new-yorkaise.

L'histoire  se déroule à deux époques différentes : en 1956, la vie de Dexter , journaliste dans le domaine du jazz. Il ne sait plus trop ou il en est, son métier, sa fiancée, sa famille, il remet tout en cause. Depuis qu'il a 5 ans, il est persuadé que son père n'est pas son père, lorsque celui-ci décède,  il accepte de connaitre la vérité et pour cela se rend chez Claire qui l'a bien connu et qui lui raconte l'histoire de Clarence Melrose, célèbre pianiste de jazz au début des années 1900.

Mon avis : Si j'ai bien aimé l'histoire en elle-même : 

- L'après guerre de Sécession et la condition des noirs dans les plantations, pour qui rien ou pas grand chose avait changé, 

- Les origines du jazz, les instruments de musique fait de bric et de broc mais qui donnaient un son, une ambiance, la joie à ceux qui la jouait.

- La ville de la Nouvelle-Orléans à cette époque avec ses "maisons de plaisirs", sa mafia et ses trafics en tous genres.

- J'ai bien aimé également les intermèdes, régulièrement on quitte le début des années 1900 et Clarence pour revenir en 1956 et retrouver Dexter, dont on connaitra le lien avec Clarence à la toute fin du livre.

Je n'ai pas aimé le côté romanesque de tout ça, il y a trop de coïncidences heureuses,  de retour de gentillesses dans la vie de Clarence, pour exemple, il sauve la vie d'un truand qu'il retrouvera sur sa route des années plus tard et qui à son tour lui sauvera la vie. Plusieurs fois ce scénario se répète, c'est heureux pour Clarence mais ça sonne faux.

Les personnages sont  fictifs, un seul a vraiment existé, Chet Baker, il est évoqué au début de l'histoire, c'est grâce à lui que Dexter réalise que son père l'aimait malgré son attitude.

 

Le pianiste de la nouvelle-Orléans, Paul Couturier

J'ai tout de même bien aimé ce livre, malgré des évènements peu crédilbles tout au long de l'histoire. La difficile vie des noirs qui bien qu'ils ne soient plus esclaves, restaient sous domination des blancs,  peu tentaient leur chance en dehors de la plantation, cette plantation qui les a tant fait souffrir mais qui fait partie d'eux, la majorité refusait de la quitter, 

"african-american history month challenge" avec Enna

Ce livre entre dans la catégorie "métier" du petit bac d'Enna 

Présentation et Tableau récapitulatif ici

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Commenter cet article

Enna 25/02/2019 06:11

Sur le papier c'est tentant mais tes bémols risqueraient bien d'être des bémols pour moi aussi ;-)

Isabelle 01/03/2019 14:18

Oui, j'aime bien les romans" feel good" mais là ça ne se prêtait pas à l'histoire, c'est dommage, j'ai quand même "appris" des choses avec ce livre.

missfujii. 24/02/2019 19:39

Je ne pense pas qu'ils refusaient de quitter la plantation, c'est plutôt qu'ils ne trouvaient pas de travail ailleurs. Très belle chanson de Chet Becker

Isabelle 24/02/2019 19:51

Non, dans ce livre, la maman de Clarence refuse de quitter la plantation, son fils lui proposait une retraite paisible à la Nouvelle-Orléans mais elle a refusé, elle disait appartenir à la terre, elle avait cette terre dans le sang, elle ne pouvait vivre ailleurs. Elle y est morte, épuisée par la culture et à cause d'un chef tyrannique qui lui a fait payer la réussite de son fils. Mais il est vrai qu'il leur fallait tellement de courage, de droiture pour réussir, rien ne leur était pardonné, ils étaient poussés à bout, la moindre erreur leur était fatale. A la plantation, il n'y avait pas d'inconnu, ils savaient à quoi s'en tenir.