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Une ribambelle d'histoires

Une ribambelle d'histoires

Photos, Normandie, Lectures, Cuisine


La fillette au drapeau blanc, Saya Miyauchi

Publié par Isabelle sur 4 Avril 2018, 21:34pm

Catégories : #Le mois du Japon, #Lectures, #Jeunesse

Le mercredi, pendant le mois du Japon, avec Lou et Hilde c'est journée Manga :

la fillette au drapeau blanc , Tomiko Higa, japon, manga

"Avril 1945, Okinawa. Tandis que le Japon est rentré en guerre depuis quelque temps déjà, la petite île tropicale nippone semble encore épargnée par les conflits. C’est là-bas que vit la petite Tomiko, dans la joie et la bonne humeur, malgré l’absence de sa mère. Pourtant, quand les bombardements commencent et que son père doit partir sur le front, son quotidien bascule et ... Désormais, il lui faudra survivre ... Survivre, envers et contre tout !!"

C'est le 1er manga que je lis, peu attirée par la bande dessinée en général. J'ai emprunté à la bibliothèque 3 mangas dans 3 univers différents pour partir à la découverte de sujets variés.

 

 

 

 

 

 
 
 
 
Mon avis : "La fillette au drapeau blanc", c'est le dessin de couverture qui m'a attiré, sans savoir que c'était à l'origine une photographie. Quand j'ai vu que l'histoire traitait de la seconde guerre mondiale , mon choix était fait, je m'intéresse beaucoup à cette période, d'autant plus qu'à part Hiroshima et Nagasaki je ne connais pas les évènements qui se sont déroulés au Japon.
 
La force de ce manga, ce sont les dessins, bien plus forts, plus durs que les dialogues. Quand je lis un livre, je me fait mes propres images, jamais je n'aurais visualisé ces scènes aussi durement, un soldat qui perd une jambe, des dizaine de cadavres autour d'un point d'eau, le grand-père sans bras, ni jambes...tellement criant de vérité, tellement émouvant, effrayant, c'est ça la guerre.  C'est une petite fille de 6 ans, seule qui affronte tout ces morts, toutes ses horreurs, c'est ça qui fait le choc des dessins.
Cet exil, il se passe au Japon mais il aurait pu tout aussi bien se passer en France en 1940, quel que soit le pays, ami ou ennemi, c'est le peuple, les civils, des innocents qui sont touchés. Ici l'ennemi, le méchant, est américain, chez nous c'était le sauveur.. 
 
J'ai aimé ce manga, pour sa vérité, tant par l'histoire que pas ses dessins, même s'ils sont difficiles à voir.
 
 
Tomiko, l'héroïne de ce manga a la malchance d'habiter à Okinawa, où eut lieu la seule bataille terrestre au Japon en 1945.  La population fut jetée sur les routes pour fuir les bombardements.
En juin 1945, à Okinawa, lors de la fin de la guerre du Pacifique, Tomiko Higa, âgée de sept ans, se fait prendre en photo, portant un drapeau blanc, par un militaire américain.  En 1977, une série de photos la montrant est exposée pour la première fois. Mais ce n’est qu’en octobre 1987 que Tomiko Higa sort de son anonymat, pour se faire connaître publiquement.  Après avoir repris ses études, elle sort diplômée d'Anglais de l'Université d'Okinawa, en mars 1987. En mars 1991, elle obtient également son diplôme en droit dans la même université. Elle raconte son histoire dans un roman auto-biographique, "La fillette au drapeau blanc" (Shirahata no Shoujo), publié en 1989 et adapté en téléfilm, puis en manga par Saya Miyauchi en 2005.

L'histoire commence dans le bonheur, Tomiko fillette de 5 ans, vit entourée de son père et de ses frères et sœurs. Au travers des dessins on ressent la joie de vivre de Tomiko, mais elle sait que la guerre est là, qu'elle se rapproche, jusqu'au jour où le père doit partir rejoindre son unité. 

C'est le début de l'horreur, les 1er bombardements américains frappent Okinawa, Il faut fuir vers le sud, Tomiko et sa fratrie prennent la route, toute la population prend la route. Chaque jour, les américains lâchent des bombes, chaque jour, des centaines de civils sont tués.
LA FILLETTE AU DRAPEAU BLANC, TOMIKO HIGA, Japon, Manga

Tomiko, dans la panique se trouve séparée de ses sœurs, son frère est décédé, tué par un éclat d'obus pendant son sommeil,

LA FILLETTE AU DRAPEAU BLANC, TOMIKO HIGA, Japon, Manga

Elle continue d'avancer seule, son chemin est parsemé de morts :

LA FILLETTE AU DRAPEAU BLANC, TOMIKO HIGA, Japon, Manga

Seule note d'espoir et de douceur, elle croise un lapin, qui lui sauvera la vie, elle est persuadée que c'est son frère nini qui s'est réincarné et qui  la protège.

LA FILLETTE AU DRAPEAU BLANC, TOMIKO HIGA, Japon, Manga

 

Tomiko malgré ses 6 ans fait preuve de bon sens, de réflexion, de courage.
 
Elle se cache dans des trous, des grottes... C'est dans une grotte qu'elle rencontre deux personnes agées handicapées, qui se terrent ne pouvant pas se déplacer, ils la prennent sous leur aile, elle les aide du mieux qu'elle peut , elle les aime comme ses grands parents, elle restera avec eux jusqu'à la fin de la guerre. 
LA FILLETTE AU DRAPEAU BLANC, TOMIKO HIGA, Japon, Manga

Lorsque les soldats américains arrivent et ordonnent à la population de sortir des grottes, c'est grand-mère et grand-père qui ont l'idée de fabriquer à l'aide de chiffon ce drapeau blanc qui protègera la fillette, lorsqu'elle le brandira, elle sera en sécurité :

"on n'attaque pas les personnes qui brandissent un drapeau blanc, c'est une règle dans le monde entier"
LA FILLETTE AU DRAPEAU BLANC, TOMIKO HIGA, Japon, Manga

 

Par miracle, Tomiko, retrouve ses sœurs, épargnées elles-aussi.
 
Cette histoire est vraie.
 
A la fin de la guerre du Pacifique, c’est le soldat John Hendrickson qui prit la célèbre photo de Tomiko Higa apeurée et brandissant un drapeau blanc – signe de non agression – la petite fille de 7 ans avait alors vécu ce que personne sur Terre aurait pu endurer : la faim, la peur, le sommeil et la mort. (source)
 
LA FILLETTE AU DRAPEAU BLANC, TOMIKO HIGA, Japon, Manga
En 1977, une série de photos la montrant est exposée pour la première fois. Mais ce n’est qu’en octobre 1987 que Tomiko Higa sort de son anonymat, pour se faire connaître publiquement.
Après avoir repris ses études, elle sort diplômée d'Anglais de l'Université d'Okinawa, en mars 1987. En mars 1991, elle obtient également son diplôme en droit dans la même université.
Elle raconte son histoire dans un roman auto-biographique, "La fillette au drapeau blanc" (Shirahata no Shoujo), publié en 1989 et adapté en téléfilm, puis en manga par Saya Miyauchi en 2005.
 
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B
Comme toi, j'ai été saisie par cette histoire.
Tant par le courage et l'espoir qui ont animé Tomiko mais aussi à cause du comportement des soldats japonais à l'encontre des civils (j'en ai été presque choquée).
Un manga que je ne suis pas prête d'oublier.
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I
Oui, il est marquant. C'est le genre de manga que j'aime et j'aimerai en découvrir d'autres dans le même style.
L
Merci pour cette découverte, c'est un sujet qui m'intéresse. Un peu par hasard, j'ai fait plusieurs lectures sur cette période et vu "Le tombeau des lucioles", depuis je continue à m'informer à travers ces oeuvres si touchantes. L'an dernier j'avais beaucoup aimé "Les pleurs du vent", roman sur le crâne d'un soldat tombé à cette époque. Cette année mes lectures seront plus liées à la bombe atomique.
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I
Il faut que je regarde "le tombeau des lucioles", j'en ai souvent entendu parler, toujours en bien. Moi aussi j'ai un roman jeunesse sur Hiroshima dans ma liste de lecture.
N
Je note à mon tour, conquise dès le début par le dessin de couverture :)
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H
Je prends note, ça doit être éprouvant et terriblement émouvant.
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I
Oui, très. j'aimerai lire son autobiographie, mais je ne sais pas s'il est sorti en français. je vais faire une petite recherche.
K
Un manga poignant et un bel hommage à Komiko! Je le note. Merci
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I
Oui, très poignant mais que je ne regrette pas d'avoir lu, c'est ma 1ere rencontre avec le manga, je m'en souviendrai, très fort.
R
cela reste assez fort comme theme....cela me donne des frissons rien qu'a te lire...effrayant...
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