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Une ribambelle d'histoires

Une ribambelle d'histoires

Photos, Normandie, Lectures, Cuisine


Soul food et Histoire des esclaves // 2

Publié par Isabelle sur 18 Février 2018, 18:22pm

Catégories : #african american history challenge, #cuisine salée

Soul food et Histoire des esclaves // 2
Soul food et Histoire des esclaves // 2

Dans le cadre du challenge "american African history", d'Enna,  j'ai eu envie d'approfondir mes connaissances sur cette période de notre histoire. A la médiathèque j'ai emprunté  ce livre, classé jeunesse qui mèle fiction et Histoire.

"Sur la trace des esclaves", M.TH. Davidson et Th. Aprile, illustration C. Heinrich,

Gallimard jeunesse

4eme de couverturePartagez les douleurs et les espoirs de deux frères esclaves à travers le récit de leur vie, d'Afrique aux Antilles.
Au fil des pages documentaires, on découvre le commerce négrier, la société esclavagiste aux Antilles et en Amérique, les plantations, le monde créole, les différents mouvements abolitionnistes...

Du Mali à la Martinique, le destin de deux jeunes frères Manzo 18 ans  et Mangala, 13 ans arrachés à leur famille, leur pays, traités pire que du bétail.

C'est un livre destiné à la jeunesse, simple , facile à lire mais je l'ai trouvé "dur" dans le sens émotionnel avec des détails bouleversants, aussi bien dans les descriptions que dans les illustrations.

Passages les plus émouvants :

Lorsqu'ils sont enlevés par des brigands d'Afrique du nord, attachés les uns aux autres , et qu'ils entament leur marche vers une destination inconnue :

Lorsqu'une maman s'effondre, son garçon de 3 ans porté dans son dos et la petite fille de 6 ans , perdue, apeurée qui reste à côté d'elle malgré les appels de tous pour suivre la marche :

Après une traversée dans un bateau où ils sont tous parqués dans les soutes entassés les uns sur les autres, ils arrivent après deux mois de calvaire à la Martinique où les blancs propriétaires de plantations viennent faire leur marché.

Les deux frères ont la chance de ne pas être séparés, le riche propriétaire d'une plantation de canne à sucre,Victor de Saint-bris les achètera tous les deux. Je remarque que déjà au XVIIIe siècle il fallait produire de plus en plus à moindre coût pour satisfaire les clients de plus en plus consommateurs de sucre :

 

Manzo travaillera dans les champs tandis que Mangala sera le jouet des enfants des propriétaires, parce qu'il connaît quelques mots de français.

Les deux frères s'adaptent , parce qu'ils y sont obligés, ils rencontrent tous les deux l'amour. Mangala épousera une jeune fille abusée par de Saint-bris  dont elle aura un enfant que Mangala élèvera comme le sien, un passage bouleversant encore, bouleversant parce que cela a bel et bien existé, dans un passé pas si lointain que ça.

Le livre s'achève avec les petits-enfants des deux frères qui eux connaitront la liberté.

***********

Les esclaves étaient logés dans des "cases", petites maisons regroupées sur la plantation, chacune avait son jardin, s'ils voulaient manger, à eux de jardiner après leurs dures journées de travail.

Le maïs et la patate douce faisaient partie des aliments que les esclaves pouvaient cultiver. 

J'ai donc choisi cette recette de quiche à la patate douce et au maïs, prise dans le livre   "quiches et cakes magiques" dont je vous ai déjà parlé ici

Quiche magique au maïs : Pour un moule diamètre 25/27 cm

1 pâte brisée 

3 oeufs

90 g de beurre fondu

1,5 c à c de sel

1/2c à c de poivre

2 c à c de curcuma (sans pour moi)

70 g de farine

370 ml de lait

160 g de maïs en boîte

100 g de patate douce

Préchauffer le four à 180°;  mettre la pâte à cuire seule (pas de pré-cuisson de la pâte pour moi)

Séparer les blancs des jaunes. Battre les jaunes avec le beurre, le sel, le poivre et le curcuma. Ajouter la farine puis le lait.

Monter les blancs en neige, les incorporer délicatement à la préparation.

Répartir le maïs sur la pâte, râper la patate douce, la déposer sur le maïs. Verser la préparation dessus et la lisser à l'aide d'une lame de couteau.

Cuisson à 150 ° pendant 50 mn ; (pour moi cuisson traditionnelle à 150° pendant une 1/2 heure et jugeant que ça n'allait pas "assez vite", j'ai augmenté la chaleur du four à 180° pour terminer la cuisson. j'aime quand la pâte est bien cuite sur le dessous.)

Verdict : j'ai beaucoup aimé. Je ne suis pourtant pas tellement fan du maïs, mais grâce à ce petit "défi culinaire" , j'ai eu envie d'essayer de le goûter et cuisiner différemment.

Le tout donne un résultat sucré où le goût du maïs remporte sur  le goût de la patate douce.

Ma quiche est plate comme une galette parce que j'ai divisé les proportions par deux. Il m'aurait fallu un moule au diamètre plus petit, celui que j'ai utilisé a un diamètre de 24 cm .

Tout le mois de février les gourmandises, s''associent aux challenges d'Enna et de Sharon

 

les gourmandises 2018
challenge african american history month , chez Enna

 

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Commenter cet article

Enna 18/02/2018 21:31

je n'aime pas trop le maïs mais la patate douce j'aime beaucoup! Et c'est toujours intéressant de revenir sur les origines avec ce livre sur l'esclavage!

Isabelle 18/02/2018 21:40

J'aime aussi la patate douce, la preuve je viens encore de tester une recette.

Syl. 18/02/2018 19:10

Tu laisses le maïs en grains ? ou tu l'écrases ? J'ai fait une soupe de maïs et de moules l'année dernière et c'était très bon. Par contre, de passer le maïs au tamis pour enlever les peaux, c'est galère !
Bonne soirée et bonne semaine...

Isabelle 18/02/2018 19:13

Oui, je l'ai laissé en grain, pas de travail autour :-)